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Publié le par Azael

 

16-02. Retrospective...

 

Pathétique. Ma vie est pathétique. L’enfer de la solitude cloisonné dans l’antre d’un corps frêle. Je sais me plaindre, je sais hurler, être capable de briser la glace comme braver le froid, je sais ce que je suis et je sais étendre mes compétences de la manière la plus altruiste qu’il soit. Je sais écouter comme je sais donner. Mais la clé m’échappe. Je me perds constamment, vociférant dans cette quête éternelle du soi sans que je ne puisse y trouver un quelconque espoir ni la moindre issue.

 

Tant d’années se sont écoulées. Je revois cette petite fille se plonger dans la croyance des bienfaits du temps, se dire que finalement à 25 ans, tout sera différent. Comment ce mal pouvait-il perdurer en grandissant ? Pensée légère fut de croire que tout était lié à son adolescence, la frustration et la solitude des âges sensibles... Pathétique. Si ces yeux innocents me voyaient, si j’avais dû continuer connaissant l’issu de ce futur troublant, la déception aurait été telle que je ne serais peut-être aujourd'hui que cendres et poussières. Je ne vois pas où trouver ce « plaisir de vivre » et je ne comprends pas pourquoi continuer devient un devoir. Je ne crois fondamentalement pas en cette vie et n'en admire d'ailleurs aucun principe. Vieillir sans force pour mieux mourir, s’occuper et se surpasser pour mieux sombrer... L’intérêt m’échappe.

 

Je suis fatiguée, fatiguée de ma différence, fatiguée de cette intolérance, fatiguée de me forcer à sourire, à faire semblant. Rire, souffrir, courir, je ne vois aucune différence.  Je suis un cerveau enfermé dans un corps, dissociation même de ce que je suis. Sans accord, le bonheur est impossible et je sais aujourd’hui que cet accord ne se fera plus. Je ne sais pas quand sera mon heure mais je sais que cette heure sera reflet de ce que je crois : « à mourir pour mourir, je choisis l’âge tendre, et partir pour partir, je ne veux pas attendre, je ne veux pas attendre…»

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