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Publié le par Azael

Un paysage qui défile est un paysage vain. Vu peut être une fois - vive lumière - à jamais éteint. Défilant à bruit mécanique - illusion viagère - abrite de multiples décors héroïques. Parfois noire, artificielle ou rare, forgée par l’homme, l’avancée me rappelle - m’interpelle - que ce qui fut bâtie reste superficie. Au gré de la danse, je perçois à travers chaque arbre, chaque rivière, de petits creux de vie austère. Je me rappelle à quel point la vie fut belle : la terre, ce vert, quelques montagnes, mélancolie du vide - si tôt partie... Je me rappelle de ce champ, de tes photos au gré du vent, ton sourire, ton rire, flottant… Le bruit mécanique de l’homme, le mien, m’entraîne, enchaîne pensées et prés, m’emmène - malgré moi - vers une nouvelle terre, au loin, sans toi.


 


  Queda, que poco queda...

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