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Je suis émue. Penser que tout peut s’arrêter. Vivre ces improbables réalités et ne jamais les surpasser.
Je suis malade. Penser que tout est terminé, la sombre et sourde destinée. Des quelques « nous » trop explorés n’en détenir qu’une urne vidée. Triste fatalité que de se réveiller, bien nue et délogée, songeant s’offrir quelques baisers.
Je suis vidée. Un nuage nourrit assidûment l’image bien qu’ici demeurent écrites ces quelques pages. Noircis et bien trop sages. Si loin...
Je suis allée. Chercher cette lune et l’apporter. Si vain...
Je suis bien lâche. Si près des ombres et des passions, un âcre reflet de ton visage. Courir pour survivre - de bon usage - ou vivre pour mourir - pensée sauvage - ressentir encore l’arôme des vagues… Mon âge.
Mon ange. Nous sommes bien seuls dans ce Royaume des larmes et du deuil. Devoir faire face, sans trace, à l’âme, contrée du temps. Pourtant « écorce », le savoir des lames renforce ces pleures et ces blessures où les coupures mortuaires « précoces » nous mènent à vive allure, desservent….
La mort, elle, sans trace. Rien ne s’efface.
What Have I become...