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Publié le par Azael

Connu sous forme de verre, longuement, ce corps s’est hasardé à polir ses doux contours tendrement grisés par l’air. Gravir pour résister ou grandir et s’apaiser, chaque pan s’est lentement creusés et, ici et là se sont installées les prémices d’un soyeux passé. Posés sans nul danger, des corps trop apaisés s’enlacent et s’affriolent. Au loin pourtant s’effacent déjà les mots et, de cette ardoise usée, s’envolent les lettres finement gravées.

 

Ô grand Dieu, puisse t-il exister, l’un crie au pêcher : le reflet du verre s’est échappé et ce, sans que nul ne puisse l’y empêcher. Le drame n’a de place dans la tranquillité et, sans que ton corps eu envie d’y penser, les cratères se sont rebouchés, l’air t’a subitement emmené. De ces vents factices qui portent et transportent les douleurs, peines et supplices. Les coeurs perdus, les âmes et vies brisées - oui crie à l’horreur - tous etranglés dans la stuppeur, l’aigreur et l’amertume, ô pauvres corps assidus.

 

Mon corps n’a de place dans l’obscurité. L’absence acide, le poids, ce besoin, avide - de toi - escortent mes sombres nuits glacées, absorbent mes péchés bien que trempées par le vice et les pensées. Aujourd’hui inconnue, abandonnée d’hier, seul l’air saura, aura le temps, rira de ronger ces âpres contours de pierres. Si tristement déchue sur terre.

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